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Centrafrique: Anicet Georges Dologuélé investi candidat de l’URCA pour l’élection présidentielle 2015

Rédigé le Mardi 14 Juillet 2015 à 09:22 | Lu 1473 fois


Diaspora Magazine/ Les rénovatrices et rénovateurs de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) ont investi Anicet Georges Dologuélé, président fondateur dudit parti le samedi, 11 juillet 2015 à l’hôtel Ledger Plazza, comme leur candidat à la prochaine élection présidentielle en République centrafricaine. La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants des partis politiques, des délégués venus des provinces, de Bangui et de la Diaspora ainsi que de plusieurs autres personnalités.


Les travaux du premier congrès de l’URCA qui se sont tenus à l’hôtel Ledger Plazza, au complexe sportif 20 000 places et au siège du parti à Bangui, capitale de la République centrafricaine du 9 au 11 juillet 2015  s’articulaient autour de trois points : la cérémonie d’ouverture, le déroulement des travaux et la cérémonie de clôture.

Lors de la cérémonie de clôture, le président du comité d’organisation, Fidele  Kabrale Yangassengue a procédé à la lecture du rapport des travaux du premier congrès suivi de celle des recommandations des rénovatrices et des rénovateurs. Enfin, le nouveau bureau politique composé de 19 membres a été présenté avant de passer à la remise des rapports puis au cérémonial de l’investiture du candidat du parti URCA à l’élection présidentielle, à savoir un cérémonial accompagné d’une scène comme celle du couronnement d’un roi illustré par un groupe de danse traditionnelle.

Après cela, AGD a tenu un discours de 42 minutes pour rassurer les rénovatrices et les rénovateurs sur sa motivation, la vision du parti et la mission qu’il entend accomplir lorsque le peuple placera confiance en lui pour l’élire à la magistrature suprême de l’Etat.
 

Mesdames et messieurs ;
Rénovatrices et rénovateurs ;
Sympathisantes et sympathisants de l’URCA ;
Je vais déroger aux règles d’usage pour commencer par m’occuper des mes militants et de mes militantes.
Rénovatrices, rénovateurs ;
Pour clore ce premier congrès ordinaire de notre parti, mes premiers mots s’adressent d’abord à vous. Je ne puis contenir ma fierté de présider aux destinées d’un parti certes jeune puisqu’il a moins de deux ans, mais qui compte déjà dans ses rangs des militantes et des militants déterminés.
Rénovatrices, rénovateurs ;
Vous avez été assidus aux quatre journées de réflexion de travail où vous vous êtes mobilisés pour répondre  depuis que nous nous sommes assignés pour cette première assise démocratique de notre parti l’URCA.

De l’université du parti aux assises du congrès proprement dit, j’ai découvert des femmes et des hommes de tous horizons qui se sont appliqués à transcender les différences pour communier dans les idéaux et aux valeurs de notre cher et jeune parti.
Le rassemblement dans la tolérance, la recherche de la cohésion sociale sous la paix et la définition des priorités pour le développement authentique qui sortira le peuple de la misère. J’ai donc pu vivre et partager avec vous notre devise et le leitmotiv que vous avez trouvé et inventé : « Un pour tous, tous pour un ».

Pour cela, je vous adresse mes sincères remerciements pour votre dévouement à la cause et mes félicitations pour la qualité de vos travaux. C’est l’esprit de solidarité et de partage qui a motivé votre implication.
Rénovateurs, rénovatrices ;
Chers congressistes, vous avez bien voulu me désigner afin de porter les couleurs de notre parti l’URCA à la prochaine élection présidentielle. Je saisis l’occasion pour renouveler mes remerciements pour cette marque de confiance et je tiens à vous dire ceci en retour : « Je ferai tout ce qui est à mon pouvoir pour ne pas décevoir l’espoir placé en ma modeste personne. En d’autres termes, j’userai jusqu’à mon dernier souffle pour qu’ensemble avec les autres compatriotes qui ne sont pas membres de l’URCA, nous triomphions de la médiocrité ».
« Vous avez voulu que je sois votre candidat ? », s’est interrogé le président fondateur de l’URCA avant de répondre en ces termes : « Je l’accepte et si j’accepte cette exaltante charge de représenter notre parti à l’élection présidentielle du 18 Octobre prochain, c’est parce que cette sollicitation répond à des motivations collectives mais également personnelles construites par mon parcours politique et social depuis 1996 ».

Vous vous souviendrez qu’il y a un peu plus de trois ans, en 2012, aux obsèques de feu Ange Félix Patassé, j’annonçais solennellement que je rompais le silence que je m’étais imposé depuis mon départ de la Primature le 1er avril 2001. C’était ma manière  à moi, d’annoncer à mes compatriotes  et à la face du monde que j’entrais enfin en politique.

Jusque là, j’avais fais de la politique presque par infraction. Au détour des responsabilités ministérielles et gouvernementales, résultantes du choix discrétionnaire du chef de l’Etat et de lui seul, j’ai ainsi pu exercer les plus hautes fonctions de l’Etat parce que mon profil était celui d’un technocrate issu de la société civile en qualité de fonctionnaire international de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale.
J’ai été successivement ministre des Finances et du budget puis Premier ministre chef du gouvernement cumulativement avec les fonctions de ministre de l’Economie, des Finances et de la Coopération internationale entre 1997 et 2001.

Le président fondateur de l’URCA, dans son discours, a également parlé du contexte politique, de la période de son apprentissage politique et de ses réalisations quand il fut aux affaires, sans cacher quelques difficultés qui se posaient en cette époque avec la diaspora tout en mettant l’accent sur  une particularité qu’il a signalée : « J’ai toujours plaisir à rappeler que depuis 1996 jusqu’aujourd’hui, la seule période où il n’y a pas eu une crise militaro-politique dans le pays, c’est quand j’étais Premier ministre ».

Anicet Gorges Dologuélé n’a pas mis à l’oubliette l’effort fourni par sa femme à ses côtés qui a accepté enfin qu’il se lance en politique et également salué la mémoire de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé qui, selon lui, a mis ses pieds à l’étrier alors qu’il n’avait pas encore quarante ans. Grâce à cet homme, AGD a occupé de hautes fonctions dans le pays et au niveau international, alors qu’il n’était même pas son parent ni un militant de son parti, ce qui a fait de lui un homme expérimenté et aguerri prêt à briguer la magistrature suprême de la République centrafricaine. 

« Ma double expérience gouvernementale et financière à un haut niveau m’a très tôt convaincu de la nécessité de changer notre approche de la politique en changeant radicalement les mentalités » a-t-il précisé avant de poursuivre le fil de son discours de la manière suivante : « Au regard des défis colossaux qui nous guettent, nous devons porter à la magistrature suprême un homme d’expérience qui a fait ses preuves et qui présente des états de services reconnus aussi bien par la communauté nationale qu’internationale car il s’agira de rebâtir rapidement notre nation qui a quasiment tout perdu.  Il faudra vite poser les jalons qui rassurent nos partenaires et les rassurent à nous accompagner dans ce qui sera une course contre la montre pour non seulement rattraper le temps perdu depuis trente ans dans nos guerres civiles à répétition mais aussi se mettre au niveau de nos voisins qui, pendant ce temps, ont pu mettre en place des programmes d’émergence leur permettant d’envisager l’avenir avec plus d’optimisme et de sérénité. Nous devons résolument refuser de céder à la tentation de la fatalité et croire que notre pays ne serait, comme je l’entends parfois, qu’un pays maudit. C’est une hérésie qu’il faut rejeter avec la dernière énergie. L’histoire récente montre que des pays qui se sont retrouvés dans des situations comme la nôtre, certes pour des raisons différentes ont pu s’en sortir à force de travail et d’abnégation ».

Par ailleurs, la vision politique 2015 de l’URCA baptisée « le renouveau », s’articule autour de huit points principaux dont nous vous donnerons les détails à notre prochaine publication.

Il s’agit de la reconstruction du tissu social national, de la réorganisation des forces de sécurité à savoir l’armée, la police et la gendarmerie ; de la consolidation de la démocratie à travers la mise en place d’institutions fortes, de la redynamisation de l’économie centrafricaine et mettre en place un environnement juridique et judiciaire propice à la bonne conduite des affaires dans le pays, de rénover le système éducatif qui est un souci majeur, de réhabiliter le système de santé en mettant en place un système d’assurance maladie qui garantit au minimum à chaque citoyen un accès aux soins primaires, des infrastructures, de l’électricité et de la téléphonie.
Pour conclure, Anicet Georges Dologuélé a précisé qu’il ya tellement de choses à faire mais il faudrait d’abord commencer par des priorités citées ci-haut. Et ce sont ces choses qui conduiront les centrafricains à plus de moyens pour investir dans d’autres secteurs.
  
Il a également souligné un point important concernant non seulement les anciens présidents centrafricains qui, selon lui, sont morts dans la misère à l’exemple de Jean Bedel Bokassa, David Dacko, Ange Félix Patassé et André Kolingba mais aussi les anciens ministres de ce pays dont beaucoup sont clochardisés. Tout en précisant que la RCA est à peu prêt le seul pays au monde où l’on voit cela : le seul pays au monde où le président de la République n’a pas une résidence officielle, l’Etat n’existe que de nom. Ce sont des choses auxquelles il faut mettre fin et instituer un statut spécial pour les hautes autorités de l’Etat. Sans cela, les crises continueront toujours. 

Frederick MBOMBA


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