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Centrafrique:Bangassou dans la violence

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Serge Singha « Il faudrait penser au retour des Forces centrafricaines dans le jeu »

Rédigé le Lundi 5 Juin 2017 à 13:29 | Lu 873 fois


Diaspora-Magazine/ La situation sécuritaire dans l’arrière pays devient de plus en plus dramatique. Des hommes en armes ont envahi le secteur Est de la Centrafrique et mettent en danger les populations. Les préfectures du Mbomou, de la Basse Kotto et du Haut Mbomou ont été attaquées par des hommes assimilés aux anti-Balakas. L’honorable Serge Singha député de Bangassou, évoque dans cet entretien la situation sur place et met en garde contre les potentiels dangers à venir.


Diaspora Magazine : Parlez-nous de la crise de Bangassou…
 
Serge Singha : Vous savez,  le député est le représentant du peuple, quand le peuple souffre le député doit également souffrir. Au regard de ce qui se passe à Bangassou noua avons estimé qu’il était important de réunir les ressortissants du Mbomou, de la Basse Kotto, du Haut Mbomou qui étaient à Bangui pour pouvoir réfléchir essentiellement sur deux volets (humanitaire, sécuritaire) voir comment on peut trouver une solution le plus vite possible, surtout pour les déplacés qui étaient sur le site de la cathédrale et la mosquée. Heureusement le cardinal Dieudonné Nzapalainga a tout fait pour regrouper ces déplacés sur un seul site. Aujourd’hui je me rends sur place pour voir dans quelles conditions on peut aider ces populations.
 
 Au sortir  de cette rencontre qu’est ce  qui a été décidé ?
 
 Nous avons décidé de mettre en place une coordination provisoire qui regroupe beaucoup  de monde et  nous les députés,  nous restons au niveau du présidium de la coordination pour essayer de coordonner les choses. Aujourd’hui cette coordination a mobilisé énormément de ressources pour les victimes qui souffrent dans ces régions. Nous allons nous rendre là-bas pour vérifier les choses et faire le bilan de ce qui s’est passé et également  voir de manière pertinente ce qu’on peut apporter en termes de soutien aux populations qui souffrent.
 
Quelle est la situation  à l’heure actuelle dans la ville de Bangassou.
 
La situation est toujours aussi volatile, beaucoup de gens ont tout perdu spécialement dans le quartier musulman mais également dans d’autres quartiers, donc nous devons aller sur place  pour échanger avec les populations qui sont sur les sites des déplacés. Nous n’allons pas descendre à Bangassou les mains vides et la Ministre des affaires sociales sera avec nous. Ensemble nous allons mener des actions sur le terrain, et  comme  nous avons à notre niveau mobilise des fonds, nous allons discuter avec la mission catholique,  particulièrement avec Monseigneur Aguere et le Caritas pour mettre pour mettre ces fonds à la disposition des réfugiés.
 
En tant qu’élu de la nation, Qu’est-ce que vous attendez du gouvernement ?
 
Le  rôle  du député est d’alerter le gouvernement ; aujourd’hui la mission qu’on va faire sur Bangassou est une mission conjointe avec le législatif et l’exécutif. Je me déplace  avec la Ministre des affaires sociales, Virginie Baikoua, pour pouvoir répondre le plus tôt  possible, aux  problèmes humanitaires et ensuite avec l’aide de la MINUSCA,  remédier aux problèmes sécuritaires.
 
Diaspora-magazine : un message à l’endroit de la communauté internationale
 
Je crois qu’il faudrait que la communauté internationale puisse continuer à soutenir la République Centrafricaine mais c’est à nous d’être les lanceurs d’alerte afin que la communauté internationale se rende compte que la situation est toujours difficile et dramatique dans notre pays. Et ensuite moi je pense que la MINUSCA a du mal à faire face au conflit ; il faudrait petit à petit réfléchir au retour des forces centrafricaines dans le jeu. C’est ce que tout le monde demande à Bangassou.  Il faut  que les bataillons qui ont été déjà formés puissent être opérationnels et assurer  la protection des populations. On s’est rendu compte que la MINUSCA n’était pas véritablement bien outillée en termes de ressources humaines et matériels pour faire face au conflit comme on a pu le voir à Bangassou.

Giscard Dabila


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